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Lecture de l'Evangile selon saint Jean
Avec le plus théologien des quatre Évangélistes, Vladimir Volkoff clôt sa lecture des Évangiles. Une interprétation saisissante, à la fois moderne, «pratique», et enracinée dans les traditions, par un romancier inspiré. Révélant à la fois sa spiritualité orthodoxe, sa culture occidentale... et ce «quelque chose» de vivant qui distingue le grand écrivain du simple commentateur.
«Qu'on me pardonne de citer mon avant-propos à la Lecture de l'Évangile selon saint Matthieu : «A une autre époque, y écrivais-je, je n'aurais pas songé à rendre public ce commentaire que je ne faisais que pour moi. Mais à la nôtre, où les cathédrales semblent s'être endormies du sommeil des géants pendant que, tout autour, un peuple d'esprits affolés cherche une voie, j'ai cru qu'il y aurait de l'avarice à ne pas partager mon butin, si pauvre qu'il soit en spiritualité.» Telle était, telle est encore ma raison pour proposer ma lecture à d'autres lecteurs. [...]
Tout écrivain que je suis, je veux, dans mes rapports avec les textes sacrés, rester lecteur.
C'est dire avec quels tremblements j'ai abordé le quatrième Évangile, le plus théologique (or, je ne suis, en théologie, qu'un autodidacte), le plus cher au coeur de l'orthodoxie, celui qu'on appelle, à si juste titre, l'Évangile de l'amour. Indigne des trois autres, je me sentais encore plus indigne de celui-ci, et, lorsqu'un ami pasteur me confiait à l'avance sa curiosité sur ce que je trouverais à dire de saint Jean, je me sentais gagné par l'inquiétude et le doute. En outre, les circonstances de ma vie ont fait que je n'ai pas abordé le dernier volet de ma lecture avec autant de sérénité que j'en avais trouvé à d'autres moments. Mais j'ai cru devoir conclure ma tâche de mon mieux, dans la solitude et l'humilité.»
Vladimir Volkoff