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Le dérèglement des plages
Le dérèglement des plages
Poètes des cinq continents
Le dérèglement des plages
« des narines d'un soir d'automne coule lentement du lierre ensanglanté »
C'est à une contemplation résignée et dévêtue de tout espoir que se livre Miguel Padeiro. Attirant le lecteur dans un dédale d'images tour à tour violentes et doucereuses et non, parfois, sans ironie, le poète y dénoue, instable, tout le fatalisme et toute l'angoisse d'exister, toute l'attente d'une inexorable fin. Hanté et fasciné par le tragique et cette mort qui, jamais loin, jamais proche, plane et défile, il s'enferme, s'échoue dans l'immobilité.
Ce n'est pas d'absurde qu'il s'agit. C'est d'inutilité. Inutilité d'une vie. Il ne le crie pas. Il ne le dit pas. Il regarde, seulement, et les mots lui sortent, en « enfilades de plages / déréglées ».