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C'est le chemin qui compte
C'est le chemin qui compte
Quand j'atteins l'avenue circulaire, 180 degrés de ciel me sautent dessus. Bleu-gris très pâle, pommelé d'immenses nuages rouge sang. Suffocant. Je m'arrête pile - oh pardon, Iraniennes aux voiles battants qui me marchez sur les talons. Et dans le même instant une pagaille de tourterelles prend son envol au loin : un bête vol de pigeons mais éclairé au stroboscope. Sans me laisser le temps de recouvrer mon souffle, l'appel à la prière explose, et c'est la mosquée du jardin botanique : l'une des plus belles voix de Damas. Je n'ose pas sourire, je n'ose pas bouger.