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Trois nuits des îles
Trois nuits des iles
Ceci est pour attester que Uma fille de Faavao, de Falesá, île de... est mariée illégalement à M. John Wiltshire pour une nuit, et que M. John Wiltshire est libre de l'envoyer au diable le lendemain matin.
John Le Moricaud, aumônier des pontons Extrait du registre, par William T. Randall, capitaine au long cours
Ce livre est une chimère qui voudrait exaucer au moins deux des voeux de Stevenson : d'abord restaurer la teneur du manuscrit de La Côte à Falesá, son dernier roman achevé, « la première histoire réaliste jamais écrite sur les mers du Sud », qui fut transformé en « champ de ruines » par ses éditeurs, et donner ensuite à lire, dans une traduction nouvelle, La Laisse de mer, le récit dont son épouse Fanny avait refusé la publication. Deux autres nouvelles, Le Diablotin de la bouteille, un conte à la manière des Grimm et L'Île aux Voix, une histoire à dormir debout, les accompagnent.
On connaît bien le premier Stevenson : L'Île au trésor, Le Cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Voyage avec un âne dans les Cévennes -et quelques autres ! Mais il y en a un second, celui que la maladie força de quitter à jamais l'Ecosse natale pour les îles du Sud - les Samoa, où selon sa volonté, il repose, depuis le 3 décembre 1894 au sommet du mont Vaea, face à la mer - un Stevenson plus âpre, ardent défenseur des Polynésiens qu'il avait appris à connaître et à aimer. Un Stevenson que ses amis anglais - et ses éditeurs - ne reconnaissent plus. Celui que vous allez lire.