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Le chant pour Marko
Le chant pour Marko
Le Chant pour Marko
Dans Sarajevo livrée à un encerclement impitoyable, Miro et sa petite soeur jouent et rêvent comme tous les enfants. C'était il y a quinze ans, autrement dit hier. Autour des deux enfants, on s'est organisé tant bien que mal et il a fallu apprendre à être très fort pour affronter les épreuves. Heureusement la vieille mamie qui en a vu d'autres, et Elaine qui ne connaît que la paix, apportent tour à tour leur présence chaleureuse. Et la musique est là. Elle est un soutien irremplaçable alors que les journées de siège s'égrènent, parfois drôles, parfois tristes, toujours incertaines. Enfants, musiciens, humanitaires, tous évoluent au milieu d'un conflit qui les dépassé mais qui révèle en même temps à chacun sa part de lumière - d'ombre, parfois aussi.
Insensiblement se mettent en place les jalons qui mèneront Miro vers l'âge adulte. Un grand ami, initiateur taciturne, et son vieux piano, une mélodie inconnue, le concert offert aux assiégés par des musiciens courageux venus de l'étranger aideront l'enfant à accomplir une partie de son chemin. Et c'est l'espoir qui en définitive l'emportera sur les passions des hommes.
Après Une relation viennoise (Editions L'Harmattan, 2005), Philippe Hécart revient sur les terres de l'ancienne Autriche-Hongrie. Il nous convie cette fois à une histoire dont les cicatrices ne sont pas encore refermées. Au travers du Chant pour Marko et de ses personnages attachants, il est l'un des rares auteurs français à avoir abordé, avec beaucoup de sincérité et d'humanité, le drame du conflit yougoslave des années quatre-vingt-dix.