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Mon pays n'est pas sûr
Mon pays n'est pas sûr
« ... Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre trois semaines, jour pour jour, vingt et un jours d'angoisse où ni l'un ni l'autre ne mangent plus, ne dorment plus, perdus comme jamais.
La décision arrive : ils ont obtenu le statut de réfugié. Ils ont du mal à y croire. Il leur est difficile d'accepter l'idée que la machine à broyer les sans-papiers n'aura pas réussi à les anéantir totalement. On sent qu'il faudra du temps, beaucoup de temps, pour que la maman arrive à se convaincre puis à convaincre son garçon que plus personne, ni là-bas, ni ici, ne leur fera du mal » (p. 82).
Dans sa préface, le philosophe Jean-Luc Nancy nous interpelle d'emblée : « ... ce qu'écrit Simone Fluhr est là, se passe là, sous nos yeux, à nos portes et dans nos rues... »