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L'érotisme sacré : à Sumer et à Babylone
Les récentes découvertes archéologiques ont révélé que, pour l'Orient ancien, la bonne marche de l'univers, la fertilité de la terre et le bonheur des hommes dépendaient des unions entre les dieux.
Cela inspira aux habitants de l'ancienne Mésopotamie un «rite de fécondité» qui était célébré, au Nouvel An, entre le souverain du pays, représentant des dieux, et une prostituée sacrée, substitut d'Inanna, la déesse de l'amour.
Le souverain assurait ainsi à son peuple d'abondantes récoltes et la multiplication des espèces.
Parmi les milliers de tablettes cunéiformes en langue sumérienne ou akkadienne, remontant parfois au IIIe millénaire avant notre ère et exhumées du sous-sol de l'Iraq actuel, figurent des «chants d'amour» récités à l'occasion de ces épousailles mystiques. Écrits dans un langage qui peut parfois nous sembler cru, mais toujours animés d'un puissant souffle lyrique, ils expriment le désir sexuel et disent, dans leur sensualité, la pérennité de l'amour et de ses jeux.