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La fille aux yeux d'or
Si, en 1834, Balzac dédie La Fille aux yeux d'or à Delacroix, c'est, selon certains spécialistes, pour rivaliser par la plume avec l'art du peintre. Par le choix des couleurs éclatantes et l'omniprésence du rouge et de l'or, ce «roman pictural» renvoie en effet aux compositions flamboyantes du maître romantique.
Ce chef-d'oeuvre est d'autant plus haut en couleurs qu'il évoque une terrible passion saphique et que Balzac, d'ordinaire romancier du réel, frôle ici, dans de sublimes descriptions, le fantastique et l'irréel.