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Walt Whitman : poète-cosmos
By Eric Athenot
«C'est moi que je célèbre, moi que je chante» : le premier vers de Feuilles d'herbe jette crânement les fondations d'une poésie qui se veut à la fois américaine et universelle et vise à réconcilier l'homme et le monde sensible. Cette présentation de Walt Whitman, «poètecosmos», tente de dépasser le chromo du «bon poète chenu» surgi de nulle part en juillet 1855, et propose une analyse des stratégies esthétiques et idéologiques de l'œuvre whitmanienne. Pour en démystifier, peut-être, le triomphalisme trop ouvertement adamique et en souligner l'inépuisable singularité.