Placeholder text
Si noire rivière
Comme à la surface d'un miroir, «Si noire rivière» nous invite à nous pencher sur l'onde obscure d'une eau vive qui nous emporte là où confluent mort et rage de vivre. Ici, la plume se fait lame et l'écriture, souvent heurtée, hantée, dépiaute les sentiments jusqu'à l'épiphanie du désir, rouge, noir, assoiffé et imbuvable. Au fil de la parole, le coeur surgit des blessures.
Au coin d'un bois, de juteux reliefs de vie éparpillés, une robe abandonnée...
Les corps mis à nu et leurs coeurs émiettés hurlent derrière les mots. Mots à frôler, étreindre ou arracher : le chant des sirènes est un flamenco.