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Un humour impossible : autofriction du nombril
«J'ai un nombril magnifique, scintillant, très profond, plein de creux et de bosses, fait de liés et de déliés comme l'écriture des enfants de jadis. Mon nombril c'est une sorte de labyrinthe, un jardin à la française, un kiosque à journaux, un abîme de beauté, un volcan éteint, un siphon d'évier, une fierté ancestrale, une bergerie à moutons, un clapier à lapin, un étable de cuisine, une astragale du pied, une allégorie de la taverne, mon père adorait mon nombril, depuis je fais rien qu'à me le regarder, je m'en lasse pas.»