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Les échasses de Bab el-Oued
Les échasses de Bab el-Oued
Dans Lacombe Lucien, Louis Malle évoquait l'itinéraire d'un jeune homme que le hasard avait conduit à choisir la Milice... et à commettre l'innommable sans en avoir conscience.
D'une guerre à la suivante, c'est un autre « Lacombe Lucien » que Pierre André Canale met en scène dans ce roman. En 1956, la Kabylie, coeur de l'insurrection, est le théâtre d'opérations de répression des civils, de « nettoyages », de corvées de bois. Le troufion, lui, n'a jamais quitté ses Landes natales ; berger, sa vie se résumait jusqu'alors à la pêche à la traïna, à la résine de pin recueillie dans les escouartes, aux échasses qui permettent d'enjamber les cours d'eau.
La guerre peut-elle rendre un homme « étranger » à lui-même ? Peut-on perdre son âme en gagnant l'estime de ses supérieurs ? C'est à de telles questions que répond Les Échasses de Bab el-Oued. Mais tous les chemins de croix ne mènent pas à la rédemption...
« Pierre André Canale réussit à nous entraîner dans une glissade au coeur d'un monde en guerre. Tout le drame de la guerre d'Algérie se joue là : des populations civiles terrorisées, des jeunes soldats désemparés, des buts de guerre indéfinis. » Benjamin Stora (extrait de la préface)