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Contrebande et surveillance des côtes bretonnes
Contrebande et surveillance des côtes bretonnes
Avec ses centaines de kilomètres de côtes placées sur l'axe de circulation maritime le plus emprunté au monde, la Bretagne ne pouvait rester à l'écart de toute contrebande ou piraterie. Que ce soit pour échapper à l'impôt ou pour contourner les réglementations, voire les prohibitions d'importation, les contrebandiers sur les côtes bretonnes ont toujours déployé des trésors d'inventivité.
Les "gabelous", les garde-côtes, en faction dans leur pittoresque abri de pierre ou en patrouille sur le désormais fameux "sentier des douaniers", eurent bien du mal à contrôler les trafics de sel ou de tabac qui étaient le lot surtout des périodes anciennes. Dans la période contemporaine, le trafic des cigarettes a été supplanté par celui de la drogue, voire par l'immigration clandestine, et les services des douanes doivent en outre se soucier de nouveaux fléaux liés à l'environnement (dégazages, transports toxiques, pollution des naufrages) ou à la nouvelle donne d'un trafic mondialisé (armes, contrefaçons).