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La Baraka : la guerre d'Algérie
By Jacky Alaux
«A vingt ans, en Algérie, j'ai combattu dans une unité d'élite, traquant les rebelles dans les maquis des hauts plateaux, les neiges de Kabylie et le désert. Nous ne faisions alors aucun prisonnier... Notre travail était de tuer les fells sans quartier. parfois, ils nous le rendaient bien.
Je n'oublierai jamais ce dimanche pluvieux de février 1957. Nous étions en pleine bataille d'Alger. Les parachutistes de la 10e Division et les terroristes du FLN se livraient alors une lutte sans merci. J'avais remarqué le jeune para de garde devant l'entrée du cinéma où l'on jouait un western. L'entrée était pleine de monde. Soudain, un crissement de pneus se fit entendre, et une auto s'immobilisa le temps d'une seconde. C'est alors que je vis avec horreur la grenade dégoupillée glisser, puis s'immobiliser à quelques pouces d'une jeune femme et de son fils d'une dizaine d'années. Cela se passa très vite. Bousculant la foule en panique, le parachutiste se jeta sur la grenade. Au même moment, une explosion sourde ébranla le sol. Le corps du parachutiste, amortissant à la manière d'un sac de sable les éclats de l'engin, se souleva, puis retomba en une masse informe. Je fus le premier auprès de lui. Le bas de son corps était éparpillé autour de nous ; pourtant, ses yeux étaient grands ouverts. Il me fixa, puis chercha de sa main quelque chose sur le sol couvert de vitre brisée. Je devinais que c'était son béret et, quand je le lui donnais, il essaya de le remettre sur sa tête.»
Comment parler de la guerre en général ? Et de la guerre d'Algérie en particulier ? Jacky Alaux n'est pas un écrivain. C'est pourquoi, dit-il, «j'ai simplement tenté avec mes mots de vous faire partager l'aventure d'un garçon de vingt ans, entraîné dans un monde de folie meurtrière, sur les chemins de la guerre et du désespoir».
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