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Si tu pars, souviens-toi de vivre un peu
Si tu pars, souviens-toi de vivre un peu
Si tu pars, souviens-toi de vivre un peu
- J'aurais appris que la femme sénégalaise sait faire l'amour comme personne. Quand elle embaume sa chambre de thiouraye aux arômes suggestifs, couvre son corps d'ébène de beurre de karité et orne ses hanches de perles aguicheuses, elle peut être capable de miracle.
- Dagan soff ! Bébé, c'est une légende populaire. Arrête de saliver pour rien.
- Que dis-tu alors du fait que le sexe de l'homme sénégalais soit labellisé comme étant le meilleur produit phallique sur le marché de la sexualité internationale, en raison de sa taille qui défie les lois de l'anatomie humaine ?
- Tu vas me tuer de rire. Tu grossis le trait, Haadji. Ils n'ont pas tout ce potentiel érotique qu'on leur prête. Bon, revenons à nos moutons. Il nous reste à présent deux minutes.
- Alors, Madjiguène, comment dit-on en wolof : je t'aime ?
- On dit noop naala. Et en malinké ?
- C'est plus simple, dis juste n b'i fe.
- Hum ! Haadji, n b'i fe !
Je suis un gros vertige. Définitivement, j'aime cette fille.
Dans le tumulte de Dakar, Haadji, jeune étudiant guinéen, en mal d'attache mondaine et en quête d'un sens à son aventure humaine, rencontre, par le plus improbable des hasards, Madjiguène, jeune fille sénégalaise au teint de myrtille et à l'odeur de myrrhe, qui bouleverse son destin. Un roman magistral où Dakar et Conakry, deux villes de l'Afrique de l'Ouest, se dévoilent, en toiles de fond, dans toutes leurs splendeurs.