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Klavdij Sluban : je photographie pour avoir perdu ma langue
Klavdij Sluban : je photographie pour avoir perdu ma langue
Klavdij Sluban dit qu'il photographie parce qu'il a perdu sa langue, une langue qui serait véritablement sienne, qui donne le sentiment d'être chez soi, entre soi, quelque part. Entre deux langues ressenties comme également « étrangères » - le français, sa langue d'usage, qui n'est pas sa langue maternelle, et le Slovène, sa langue maternelle devenue elle aussi étrangère-, il se retrouve dans la position paradoxale décrite par Derrida : « Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne. » Ni quête d'un chez-soi ni quête d'un ailleurs (l'un n'existant pas sans l'autre), échappant d'une certaine manière à la « géographie », le voyage est pour Sluban la mise en mouvement d'un état intérieur de déportement de soi, d'errance, de perte, dans lequel il va pouvoir s'éprouver soi-même et trouver à travers la photographie une langue, la langue qui lui serait propre.
- Binding:
- Paperback
- Edition:
- illustrated
- Number of Pages:
- 128
- Release Date:
- 2019-11-14
- Publication Date:
- 2019-11-15
- Publisher:
- André Frère éditions
- Languages:
- Published: French, Original: French
- Weight:
- 170 g
- Height:
- 19 cm
- Width:
- 14 cm
- Thickness:
- 1 cm