{"product_id":"mann-thomas-la-mort-a-venise-9782251457451","title":"La mort à Venise","description":"\u003cp\u003eDès sa parution, en cette année 1912 où l'esprit européen s'inquiétait déjà de sa décadence, \u003ci\u003eLa Mort à Venise\u003c\/i\u003e fut saluée comme l'une de ces oeuvres rares par lesquelles une écriture prend place dans le grand concert de la littérature universelle.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eIl y avait là plus qu'un récit : une confession sublimée, un miroir tendu à l'âme moderne. Les transpositions ultérieures - l'opéra de Britten, le ballet de Neumeister, et surtout le film somptueux de Visconti - n'ont fait qu'éclairer la vérité essentielle de la nouvelle : la splendeur inégalée de son écriture.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eVenise y apparaît comme une invention esthétique, un décor suspendu entre la vie et le songe. Le monde extérieur y est tenu à distance, réduit à une rumeur. Les ruelles, les canaux, les silhouettes du petit peuple composent une toile de fond où le drame intérieur du héros se déploie dans toute sa nudité. Même Tadzio, l'adolescent polonais à la beauté ambiguë, n'est plus tout à fait humain : il est symbole, émanation d'un idéal ancien vers lequel se tend le regard épuisé d'un homme que l'art a déserté.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eEt qui est donc ce Gustav von Aschenbach, voyageur solitaire venu de sa Bavière natale ? Ni musicien, malgré le prénom qui évoque Mahler, ni prophète. C'est un écrivain qui s'est tu. Le monde, jadis transfiguré par sa plume, ne répond plus à son appel. Alors, dans la cité languissante, sous le vernis des splendeurs vénitiennes, il découvre, au coeur même de la beauté, l'inévitable décomposition. Paradoxe sublime : de l'impuissance naît la perfection, et dans la passion qui le consume, Aschenbach entrevoit l'essence cachée de son être - cette vérité intime que la rigueur du monde bourgeois lui avait ordonné d'oublier.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eNouvelle traduction de Dominique Tassel.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\n      \u003ci\u003eLa Mort à Venise\u003c\/i\u003e (1912) est, de toutes les oeuvres de Thomas Mann, la plus personnelle au point que l'on a pu y voir une confession voilée. Ce récit marque une rupture avec l'esthétique naturaliste propre au grand roman de la première période, \u003ci\u003eLes Buddenbrook\u003c\/i\u003e (1901). Il présente en revanche des rapports thématiques avec \u003ci\u003eLa Montagne magique\u003c\/i\u003e (1924), texte dans lequel s'affirme une ambition narrative complexe.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\n      \u003ci\u003eLa Mort à Venise\u003c\/i\u003e unit la forme resserrée de la nouvelle et la structure de la tragédie en cinq actes. Les thèmes du travestissement et de la transgression lui confèrent toutefois une coloration grotesque. Son motif central est celui, platonicien, du désir amoureux, de ses désordres et de sa dégradation inéluctable.\u003c\/p\u003e","brand":"Belles Lettres","offers":[{"title":"Used - like new","offer_id":53564968698198,"sku":"9782251457451-N","price":17.49,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"url":"https:\/\/www.momoxbooks.com\/products\/mann-thomas-la-mort-a-venise-9782251457451","provider":"momoxbooks","version":"1.0","type":"link"}