{"product_id":"ishikawa-takuboku-le-jouet-triste-pour-la-mort-d-ishikawa-takuboku-diverses-choses-sur-la-poesie-9782845902398","title":"Le jouet triste. Pour la mort d'Ishikawa Takuboku. Diverses choses sur la poésie","description":"\u003cp\u003e\n      \u003ci\u003e« Finalement Ishikawa est mort. Il était 9 heures et demie, le 13 avril, la 45\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e année de Meiji. Quatre ou cinq jours auparavant, il m'avait demandé de faire publier un recueil de poèmes, car il n'avait plus le moindre argent. »\u003c\/i\u003e Ce recueil, Toki Aika le fera paraître deux mois plus tard, en juin 1912.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eSur la première page du « \u003ci\u003ecahier sombre\u003c\/i\u003e » où il avait noté les 194 tankas qui composent le livre, Takuboku avait porté pour seul titre cette inscription : « \u003ci\u003eAprès\u003c\/i\u003e Une poignée de sable, \u003ci\u003ecommencé fin novembre, 43\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e année de Meiji\u003c\/i\u003e ». De crainte d'une confusion avec \u003ci\u003eUne poignée de sable\u003c\/i\u003e, le précédent et encore unique recueil de Takuboku, publié deux ans auparavant, Toki préféra retenir un autre titre, inspiré des derniers mots d'un court essai de Takuboku, « Diverses choses sur la poésie », publié en décembre 1910 : « \u003ci\u003eIl me faut continuer de mener cette double vie insupportable\u003c\/i\u003e, écrivait Takuboku, \u003ci\u003ecar il n'y a pas dans ce monde d'autre manière de vivre. J'ai beau me fournir toutes sortes de justifications, mon existence a bel et bien été sacrifiée à l'ordre familial, au système de classes, au capitalisme et à la commercialisation du savoir qui actuellement nous gouvernent\u003c\/i\u003e. » Et, à la ligne, cette phrase finale : « \u003ci\u003eJe baissai les yeux. Semblable à un mort, jetée sur le tatami, une poupée gisait. La poésie est mon jouet triste\u003c\/i\u003e. »\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAlors que nombreux étaient, dans \u003ci\u003eUne poignée de sable\u003c\/i\u003e, les poèmes liés à des souvenirs, \u003ci\u003eLe Jouet triste\u003c\/i\u003e se concentre sur l'observation des pensées dans le mouvement même de leur surgissement. Mieux que tous ses textes antérieurs, ce livre constitue ainsi, pour reprendre une expression du poète, une sorte de « journal du mental ». C'est l'attention portée à chaque instant de la conscience qui lui fournit le matériau dont les tankas sont l'élaboration finale. Lucide sur ce processus, Takuboku précisait dans son essai de 1910 le sens de cette poétique : « \u003ci\u003eIl est bon\u003c\/i\u003e, écrivait-il, \u003ci\u003ede chanter librement ce qui nous inspire, sans nous laisser limiter par quoi que ce soit. Si l'on procède ainsi,\ndans les limites de notre condition, cela qu'on appelle la poésie - cette émotion propre à chaque instant de ce qui se lève et s'efface dans le coeur au sein de notre vie affairée - Cela ne périra pas\u003c\/i\u003e. »\u003c\/p\u003e","brand":"Arfuyen","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":53859198173526,"sku":null,"price":0.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0925\/5829\/5382\/files\/product_image_9782845902398_1_07933346-4f64-4ac2-af3c-c31bbb8d4287.jpg?v=1783583631","url":"https:\/\/www.momoxbooks.com\/products\/ishikawa-takuboku-le-jouet-triste-pour-la-mort-d-ishikawa-takuboku-diverses-choses-sur-la-poesie-9782845902398","provider":"momoxbooks","version":"1.0","type":"link"}