{"product_id":"gould-jay-stephen-la-structure-de-la-theorie-de-l-evolution-9782070766819","title":"La structure de la théorie de l'évolution","description":"\u003cp\u003eEn 1972, Stephen Jay Gould bouleversa l'orthodoxie darwinienne - autrement\n appelée la «théorie synthétique de l'évolution». Il formulait la théorie de\n l'équilibre ponctué : le changement, au cours des temps géologiques, ne s'était\n pas fait de manière graduelle, comme l'avait soutenu Darwin, mais par des phases\n de stabilité suivies de phases de changement rapides, permettant l'apparition\n de nouvelles espèces.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eCette thèse, largement confirmée aujourd'hui, a conduit S. J. Gould à réexaminer\n la théorie darwinienne et à la repenser profondément. L'ouvrage, fruit de\n ce travail de réflexion et de conceptualisation, est \u003ci\u003ele livre fondateur d'une nouvelle\n théorie de l'évolution, à partir d'un élargissement du darwinisme.\u003c\/i\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eSelon Darwin, la sélection naturelle n'agissait qu'au niveau des organismes\n individuels. Gould prend en compte de nombreux autres niveaux, dont, particulièrement,\n le niveau des gènes, en dessous de celui des organismes ; et le niveau\n des espèces, au-dessus des organismes - gènes ou espèces étant considérés en\n tant qu'entités individuelles.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003ePar ailleurs, à l'encontre de Darwin, Gould tient que la sélection naturelle\n n'a pas, seule, déterminé toutes les formes prises par les espèces dans le tableau\n général de l'évolution, mais qu'elle a souvent agi de pair avec l'orientation de la\n variation. Ainsi Gould insiste sur le rôle des gènes architectes (dits «gènes homéotiques»),\n qui canalisent le développement des organismes selon les mêmes grandes\n lignes dans la plupart des embranchements. Il montre également l'importance\n d'un autre facteur de l'évolution : l'exaptation, ou mode d'édification des traits\n fondé sur le changement au cours du temps de leur fonction adaptative, certains\n d'entre eux pouvant passer d'un statut de non-adaptation à un statut adaptatif.\n Ce dernier point n'avait pratiquement pas été pris en compte par Darwin.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eEnfin, les grandes tendances observables dans le tableau général des formes\n animales au cours des temps géologiques (la «macroévolution») ne peuvent pas\n se déduire par simple extrapolation des phénomènes étudiés par les biologistes\n de l'évolution au sein des populations animales vivantes (la «microévolution»),\n contrairement à ce qu'avaient postulé Darwin et les néodarwiniens. En effet, les\n espèces se comportent comme des entités individuelles les unes par rapport aux\n autres, et sont soumises, à leur propre niveau, à des processus de sélection, de\n dérive aléatoire ou de changement directionnel. Ainsi, au niveau des espèces,\n apparaissent des «propriétés émergentes» ou des «valeurs compétitives émergentes»,\n qui ne se réduisent pas à celles des organismes qui les constituent. Ces\n phénomènes sont l'apport le plus original de la nouvelle théorie proposée par\n Gould dans une démonstration qui mêle, pour le plus grand plaisir du lecteur,\n anecdotes éclairantes, exemples fondamentaux et histoire des sciences.\u003c\/p\u003e","brand":"GALLIMARD","offers":[{"title":"Used - like new","offer_id":53960029077846,"sku":"9782070766819-N","price":50.49,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Used - good","offer_id":53836605718870,"sku":"9782070766819-G","price":42.49,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"url":"https:\/\/www.momoxbooks.com\/products\/gould-jay-stephen-la-structure-de-la-theorie-de-l-evolution-9782070766819","provider":"momoxbooks","version":"1.0","type":"link"}