Graines de pin colonnaire
Je m'appelle Tany, comme ma tante que j'ai eu l'immense privilège d'accompagner durant sa longue maladie, jusqu'au bout de sa vraie vie...
Ma tante écrivait au fil des jours, beaucoup de courts poèmes, de brefs récits et d'autres petites odes à la vie quotidienne, sous forme de journal de ce temps-là. J'avais le privilège de leur première lecture, comme de la promesse de m'occuper un jour de leur publication. Elle les partageait ensuite avec ses amies, lors de ce qu'elle appelait avec humour « le divan du psy », « la séance confidences » ou « l'heure de la confession ».
Au cours de ces réunions, elles lui livraient, à leur tour, leurs histoires personnelles. Légères comme une plume, je vous les livre aussi, avec ses poèmes, son journal et ses nouvelles, propres à se disperser et à pousser là où elles peuvent, telles les graines de pin colonnaire.
Après L'épave, Déwé Gorodé signe un deuxième roman composite et poignant qui dessine à travers ces histoires de femmes - amies, amoureuses ou militantes - le portrait sans fard d'une « Amazone de la Parole ».